Ecolife asbl
Ecolife a été créé en 2002 par une poignée de personnes convaincues qu’il fallait aider le monde à devenir plus durable. Ils ont choisi de développer et d’offrir à plusieurs publics cibles des services d’accompagnement des changements de comportements en matière d’efficacité environnementale. En 2008, Ecolife est devenue une des références dans son domaine d’action. Elle emploie onze personnes qui offrent une diversité impressionnante de services à partir de leur siège à Louvain.
Mesurer, c’est savoir
Ecolife s’est vite rendu compte que la sensibilisation est beaucoup plus importante si elle est portée par une histoire « crédible », et soutenue par un argumentaire visuellement parlant et scientifiquement fondé. Le modèle de l’Empreinte écologique remplissant ce cahier des charges, Ecolife a choisi de l’utiliser pour aider ses publics cibles à visualiser le coût environnemental de leurs actions. Aujourd’hui, Ecolife avec le WWF ont acquis les droits d’utilisation de ce modèle pour la Flandre.
L’empreinte écologique est un modèle qui permet à chacun, organisation, entreprise ou simple citoyen, de visualiser la surface de terre fertile qu’il utilise pour répondre à ses besoins et habitudes de consommation. Le résultat est ensuite mis en lien avec la surface totale de terre fertile disponible sur la planète, permettant ainsi de voir si la personne ou la structure ne s’accapare pas une trop grande surface. Faut-il s’en étonner ? Le Belge moyen utilise une surface bien trop étendue. L’Empreinte écologique traduit des suppositions en réalités concrètes, poussant par là les organisations à des changements effectifs plus rapides.
Ecolife croit fortement à la valeur ajoutée de la collaboration, et met en oeuvre cette conviction dans des actions concrètes : pour l’Empreinte écologique, à côté de son travail avec le WWF, Ecolife est également membre actif du Global Footprint Network au niveau international. Cette collaboration produit clairement des résultats, la liste des organisations (gouvernements, multinationales, PME, asbl) qui mesurent leur Empreinte écologique s’allongeant de jour en jour !
Etre acteur de changement
Mesurer est une chose, changer en est une autre. Ecolife se distingue d’autres acteurs en combinant à la mesure des actions très concrètes visant à susciter des modifications. C’est finalement de cela qu’il s’agit : changer le monde... Ici aussi, Ecolife se fie en la collaboration avec d’autres organisations, internationales également (Global Action Plan International). Car si chacun peut être acteur de changement, autant s’y mettre ensemble !
Le mieux pour cela est d’offrir des formations passionnantes, plutôt que d’asséner des leçons d’un ton doctoral… Lors des formations organisées par Ecolife, les participants sont toujours impliqués activement, car c’est en faisant qu’on apprend et… qu’on change ! En quelques années, Ecolife a réussi à lancer une série d’initiatives couronnées de succès. Ecodriving, par exemple, est un atelier où les participants découvrent dans un simulateur de conduite comment consommer moins et rouler de manière plus sûre. Cette animation a tant de succès qu’elle s’exporte désormais dans cinq pays, et d’autres sont déjà sur la liste d’attente.
Ecodriving est loin d’être le seul projet : Ecolife organise toutes sortes d’ateliers, mène des discussions surl’environnement, lance des campagnes pour les jeunes (Ecospot), et a créé avec la radiotélévision publique une série télé : « Iedereen eco ». Bref, pour chaque groupe cible, un médium spécifique est développé.
Le durable, c’est tout sauf élitiste
Ecolife veut aussi rendre le durable accessible aux personnes les plus fragilisées de notre société, en développant une offre diversifiée pour eux comme pour les autres groupes cibles. Par exemple, les « energiesnoeiers » (littéralement les « rogneurs d’énergie »), qui rendent visite aux particuliers à faibles revenus pour voir comment diminuer la consommation énergétique dans leur habitation tout en limitant les investissements. Ecolife organise également des ateliers pour apprendre aux personnes défavorisées à lire leur facture énergétique, et travaille aussi à une collaboration avec l’économie sociale dans le domaine du contrôle de la pression des pneus de voiture.
Une asbl entreprenante
Contrairement à d’autres asbl, Ecolife ne se repose par sur les autorités pour son financement : seulement 15 % de son budget provient de subsides. Elle a fait le choix de mettre ses services sur le marché, ce qui représente sans doute une situation moins sûre, mais la pousse à rester à la pointe et attentive à son impact final. L’un des points d’attention est que l’accompagnement d’Ecolife doit pouvoir mener à de réelles économies pour le client. Ou comment, encore une fois, concilier écologie et économie pour le meilleur !
Ce qui a séduit :
La combinaison mesure/changement, le tout au sein d’une approche visuellement attractive, facilement reproductible et néanmoins toujours sur mesure.
Leurs défis :
Développer un financement stable de leurs activités, afin d’éviter tout essoufflement dû à une trop forte dépendance au financement par projet.
Contact :
Marc Bontemps, directeur
info@ecolife.be
www.ecolife.be
016/22 21 03
Valkerijgang 26, B-3000 Leuven

